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Que faire 3, 4 jours à Vlora ? Séjour sur la riviera albanaise

Je vous emmène aujourd’hui du côté de Vlora (Vlorë en albanais) au sud de Tirana (135km par la route) en bordure de mer à la jonction de l’adriatique et de la mer Ionienne !

Vlora, une destination encore préservée, offre un mélange fascinant de paysages sauvages et de culture authentique. Ses plages isolées, son eau turquoise et ses montagnes majestueuses en toile de fond créent un cadre idéal pour se ressourcer. Mais la ville présente aussi 2 visages : celui du tourisme en plein essor et celui des réalités plus austères, avec des bâtiments abandonnés et des quartiers en reconstruction. Découvrez avec moi cette destination plutôt atypique pour les français.

Pour rappel, vous pouvez consulter aussi mon article sur « Partir en Albanie – guide pratique (infos pratique, infos à savoir, logements..)

Se rendre à Vlora

Pour rejoindre Vlora depuis Tirana, nous avons opté pour un mini-bus, recommandé par notre hôtel. À bord, une dizaine de passagers et un trajet qui nous a pris environ 3 heures. Le mini-bus a l’avantage de faire moins de stops qu’un bus classique, rendant le voyage plus direct. Comptez environ 10 à 15 € pour deux, un bon compromis pour les touristes. Effectivement, à la base, on avait pensé prendre le train, mais oubliez cette option si vous venez en Albanie ! Les trains sont rares, souvent bondés, dans un état plutôt vétuste, et bien que très bon marché (1 € pour Tirana-Vlora), le trajet dure cinq heures. À vous de voir selon vos priorités.

Vlora bénéficie d’une localisation stratégique qui permet d’explorer facilement d’autres destinations en Albanie et au-delà. Voici quelques distances approximatives pour planifier vos trajets :

  • Tirana à Vlora : Environ 150 km, soit environ 3 heures en voiture ou mini-bus.
  • Durrës à Vlora : À peine 95 km, soit 1h30 en voiture, une distance idéale pour une excursion rapide.
  • Saranda à Vlora : 180 km, soit environ 3h30 de route le long de la côte, une belle option pour un road trip.
  • Shkodër à Vlora : À environ 250 km, soit près de 5 heures en voiture, idéal pour une escapade au nord du pays.

Côté voisins, Vlora est également bien connectée :

  • Corfou (Grèce) : Environ 70 km, accessible en ferry depuis Vlora (environ 1h30 de traversée).
  • Podgorica (Monténégro) : À environ 150 km, soit un peu plus de 3 heures de route.

Hébergement et hôtel à Vlora

A Vlora, les options d’hébergement ne manquent pas ! Nous avons séjourné à l’hôtel Lungomare que je vous recommande avec plaisir, une jolie chambre rose !
C’est un hôtel familial, économique, avec un confort standard, mais une vue imprenable sur toute la baie et un emplacement idéal. La réception est tenue par une jeune femme qui parle anglais et sera ravie de vous aider à organiser vos déplacements, que ce soit pour réserver des taxis ou des excursions en bateau. Cependant, je vous conseille d’avoir uniquement une chambre avec vue mer, totalement splendide. En effet, comme dans de nombreux endroits à Vlora, vous aurez une vue sur des déchets, des chantiers ou des bâtiments abandonnés…

À Vlora, vous trouverez une large gamme d’hébergements, des hôtels en bord de mer aux maisons d’hôtes plus cosy.
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Vlora, deux visages

À Vlora, on découvre deux visages, deux réalités qui cohabitent. Entre promesses lumineuses et cicatrices persistantes.

Vlora, à l’image de bien des villes en mutation, porte en elle deux visages, presque opposés, mais indissociables.

D’un côté, celui que l’on aperçoit en premier : une ville en pleine effervescence, qui se transforme au fil des saisons. Chaque année, Vlora attire davantage de voyageurs, séduits par la beauté brute de ses côtes, la transparence de ses eaux, la chaleur de son accueil. Les infrastructures s’adaptent, les chantiers fleurissent, de nouveaux hôtels, cafés, projets urbains voient le jour. On sent battre le cœur d’une cité qui rêve d’avenir, qui s’ouvre au monde avec un dynamisme palpable.

Mais derrière cette façade en pleine expansion se cache une réalité plus âpre, plus discrète, mais tout aussi tangible. Loin des plages rénovées et des avenues touristiques, il subsiste des pans entiers de la ville laissés en marge. Des immeubles aux façades délabrées, des routes cabossées par le temps, des quartiers qui portent les stigmates d’années plus difficiles. On croise des enfants vendant des fruits et légumes au bord des routes, des familles qui peinent à joindre les deux bouts, des regards marqués par la lutte quotidienne. Ce contraste, saisissant, ne laisse pas indifférent. Il rappelle que le développement, aussi rapide soit-il, ne profite pas encore à tous.

Pourtant, difficile de ne pas croire aux possibles lendemains meilleurs. Car Vlora, et plus largement l’Albanie, disposent d’atouts rares. Ses ressources naturelles — eaux limpides, littoral préservé, richesses minérales — constituent des fondations solides pour un avenir plus prospère. Le défi sera sans doute de trouver le juste équilibre : favoriser un tourisme durable, inclusif, qui n’oublie pas ceux qui font battre le cœur de cette ville toute l’année.

Vlora est une ville de contrastes, mais aussi d’espoir. Un lieu où passé, présent et futur cohabitent, et où chaque pas vers le progrès pourrait devenir une promesse pour ses habitants.

Vlora riche en histoire

Vlora, chargée d’histoire, est le lieu où l’indépendance de l’Albanie a été proclamée le 28 novembre 1912, pendant la 1ere guerre balkanique. Cet événement marquant a eu lieu dans un contexte complexe, alors que Vlora était la première capitale du pays. Cependant, la ville fut envahie par l’Italie en 1914 et occupée jusqu’en 1920.
Pour les passionnés d’Histoire, Vlora offre plusieurs sites à découvrir. Vous pourrez notamment vous rendre à la Place du Drapeau, le cœur historique de la ville, où se concentrent la plupart des musées. Retrouvez le Musée de l’Indépendance et le Musée ethnographique. Ces lieux vous permettront de plonger dans le passé fascinant de la ville et de l’Albanie.

Virgin beaches

Pendant 4 jours, nous avons surtout profité des magnifiques paysages en bord de mer et du soleil. Les plages de la mer Adriatique, les plus longues du pays, sont un véritable atout. Entre Vlora et Saranda, située à 130 km au sud, s’étend la fameuse « Riviera albanaise« , une région réputée pour ses côtes escarpées. C’est un endroit où se mêlent paysages à couper le souffle, plages immaculées, grottes et criques, dont certaines, comme les « virgin beaches », sont totalement désertes. Un cadre parfait pour les voyageurs en quête d’authenticité, de détente et de plages paradisiaques. Cependant attention aux oursins sur les rochers et sachez que la plupart des plages sont composées de galets. Pour découvrir plus en détail ces plages idylliques, je vous invite à lire mon autre article consacré à ce sujet…

10 choses à ne pas manquer à Vlora

Histoire et Culture

  1. La forteresse de Kaninë : Explorez cette forteresse ottomane située sur une colline avec une vue panoramique sur la ville et la baie de Vlora.
  2. Le musée des Trésors archéologiques : Plongez dans l’histoire antique de la région avec des objets datant de l’époque grecque et romaine, révélant les riches vestiges de la ville.
  3. Le monastère de Saint-Georges : Ce monastère perché sur une colline offre un cadre paisible et une belle vue sur la mer. C’est aussi un lieu spirituel chargé d’histoire.

Nature et Aventure

  1. Le parc naturel de Karaburun : Partez en randonnée ou en excursion en bateau dans ce parc protégé, où vous pourrez explorer des plages isolées et une faune variée.
  2. La montagne de Çameri : Pour les amoureux de la nature et de la randonnée avec des vues spectaculaires sur les côtes albanaises.
  3. Les bains thermaux de Bënçë : À quelques kilomètres de Vlora, ces sources chaudes naturelles sont idéales pour se détendre dans un cadre naturel.

Plages et Détente

  1. La plage de Dhermi : Située un peu plus au sud de Vlora, cette plage est parfaite pour les amateurs de sable fin et d’eaux cristallines. C’est idéale pour une journée de farniente.
  2. Plage de Jale : le joyau de Vlora en Albanie où eaux cristallines et ambiance festive séduisent les voyageurs. L’eau est transparente. C’est l’une des plus belles plages d’Albanie (elle est située juste au sud de celle de Dhermi).
  3. Les villages de pêcheurs autour de Vlora : Visitez des villages comme Radhimë et Orikum. Ils offrent des plages tranquilles et des tavernes authentiques, idéales pour goûter à la cuisine locale.

Dégustations locales

  1. Dégustation de l’ouzo local : Ne manquez pas de savourer l’ouzo albanais, une boisson à base d’anis. Elle est souvent servie en apéritif avec des mezzés typiques de la région (un peu comme en Grèce).
  2. Le port de pêche de Vlora : Promenez-vous dans le port et découvrez les pêcheurs locaux. Vous y trouverez également des produits frais à déguster ou à rapporter chez vous.
  3. Summer Depo : Un lieu incontournable pour la piscine et les cocktails puisqu’il offre une ambiance festive avec une vue magnifique sur la mer.
  4. Restaurant Le Belvedere : Pour un dîner exceptionnel, je vous recommande sans hésiter Le Belvedere. La nourriture y est à tomber, en particulier les fruits de mer. De plus, le rapport qualité/prix est également très alléchant, une vraie pépite à ne pas manquer ! J’ai adoré !

Combien d’habitants à Vlora ? Entre quiétude hivernale et effervescence estivale

Vlora compte aujourd’hui environ 130 000 habitants permanents. Une population stable, composée en majorité d’Albanais, mais où l’on observe depuis quelques années une présence croissante d’expatriés, séduits par la douceur de vivre, le coût attractif de la vie et l’ambiance balnéaire préservée.

Ces expatriés viennent principalement d’Italie, de Grèce, d’Allemagne, mais aussi de pays plus lointains. Entrepreneurs, freelances ou retraités, ils participent à façonner une Vlora cosmopolite sans jamais troubler son authenticité.

Cependant, la ville connaît une véritable métamorphose au rythme des saisons. En été, avec l’arrivée massive de touristes albanais et étrangers, la population de Vlora peut aisément doubler, flirtant avec les 250 000 âmes lors des pics estivaux. Hôtels, plages, terrasses se remplissent, les langues se mêlent, donnant à la ville une effervescence presque insulaire.

Puis, dès l’automne, Vlora retrouve sa respiration plus lente, ses cafés où l’on entend de nouveau le murmure des habitués, loin du tumulte estival. C’est à cette période que les expatriés installés à l’année, les vrais amoureux de la région, savourent pleinement le rythme local.

Quelle est l’origine du nom Vlora ?

L’histoire de Vlora est intimement liée aux civilisations qui l’ont traversée. Mais l’étymologie de son nom conserve une part de mystère, où l’histoire s’entremêle aux légendes. Dans l’Antiquité, la ville portait le nom d’Aulona, mentionnée par les géographes grecs et latins. Ce nom viendrait du mot grec Aulon (Αυλών), signifiant « vallée » ou « passage », en référence à la géographie particulière du site, niché entre mer et collines. Ce toponyme témoigne de l’importance de Vlora comme carrefour stratégique, ouvert sur les routes maritimes et terrestres. Au fil des siècles et des dominations (byzantine, vénitienne, ottomane), le nom évolue : Aulona devient Avlona, puis Vlora sous l’influence albanaise, tout en conservant son héritage méditerranéen.

Derrière ces syllabes simples, Vlora incarne ainsi le point de rencontre entre Orient et Occident, nature et culture, passé et présent.

Vlora dans les médias

Dernièrement un sujet dans Capital sur M6 a même été diffusé « Vlora, la plage la moins chère d’Europe » : c’est plutôt cohérent avec ce que l’on a vu sur place…

En images

 

2 commentaires

  1. nous en arrivons. aucune activité en octobre, c est triste a mourir. les plages de galets sont jonchées de déchets. au bord des routes, dechetteries à ciel ouvert. Vlore a deux visages : d un coté des trentenaires qui « se la petent » en mercedes ou audi, de l autre une population pauvre et rustique. Les routes sont impraticables si on sort de l autoroute. un conseil : surtout ne tombez pas malades, aux urgences ce sont les cafards qui se chargent de l’accueil. l’hygiène y est tres tres moyenne. pour nous, une destination a oublier vite

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